The summer I met you

de Charlie Morel

𝐌𝐚 𝐧𝐨𝐭𝐞 : coup de ❤️
𝐍𝐨𝐭𝐞 𝐋𝐢𝐯𝐫𝐚𝐝𝐝𝐢𝐜𝐭 :-

𝐒𝐲𝐧𝐨𝐩𝐬𝐢𝐬 :
Juliette en a assez. Elle ne supporte plus l’éducation stricte de ses parents, et son fiancé l’étouffe. Par chance, un couple d’Anglais lui a proposé de l’héberger pour l’été dans leur maison près de Londres, en échange de quelques coups de main. Et c’est Eden, leur séduisant petit-fils, qui a eu pour mission de l’accueillir à l’aéroport. Pour Juliette, c’est une évidence : ce jeune militaire au regard magnétique bouleverse complètement son existence. Avec lui, elle retrouve peu à peu la liberté qui lui manquait tant et, surtout, elle découvre l’amour comme elle ne l’avait encore jamais connu. Mais elle le sait, l’été ne durera pas éternellement et, tôt ou tard, elle devra faire un choix…

𝐌𝐨𝐧 𝐚𝐯𝐢𝐬 :
Je commence par remercier les éditions HQN d'avoir accepté que je lise cette romance via Netgalley, d'autant plus que ce fut un gros coup de cœur !

Friande de romances, je les aime d'autant plus lorsqu'elles nous plongent vraiment dans la vie du couple naissant. Il y a quelque chose de prenant aussi dans les livres qui nous font découvrir l'avant-couple mais j'en ressors souvent frustrée que ça termine quand l'amour éclate au grand jour. Ici, ce n'est pas le cas car on plonge très rapidement dans le gros dilemme de Juliette qui a un vrai coup de foudre pour Eden, dès le premier regard. On assiste, euphorique, à cet amour naissant si puissant et enivrant et aux impitoyables interrogations de Juliette quant à sa famille, son ex-fiancé mais également sa relation à la religion.
Sur ce dernier point, j'avoue avoir eu peur pendant un temps. Une romance qui mêle la religion ? Merci mais non merci. Mais finalement, j'ai vraiment apprécié la manière dont l'autrice traite cet aspect de la personnalité de Juliette, elle n'hésite pas à remettre en question et prendre du recul sur la spiritualité du personnage, d'une manière très subtile et intelligente.
Autre gros point positif de cette romance, c'est qu'elle n'est pas qu'une romance justement. Il y a de la matière autour du couple Juliette/Eden, tout ne tourne pas autour de leur amour. On ne tombe jamais dans le mélodrame pour apporter un peu de rebondissement à l'histoire.
Bref, j'ai été emballée, transportée, chamboulée par cette belle lecture.

Côté personnage, comment ne pas citer Eden... Quel homme ! Juste ce qu'il faut de mystère et d'âme torturée, avec ce côté spontané et enfantin absolument charmant ! Quant à Juliette, elle fait partie de ces héroïnes qui en veulent, qui se hissent haut et fort hors du moule de la nunuche ascendant potiche qu'on nous sert parfois dans les romances...

Comme toujours, je termine cette chronique avec le style de l'autrice, qui maîtrise très bien les ficelles de la romance moderne, avec un savant mélange de romantisme et de "sexy mamamia". J'ai juste un regret, j'aimerais pouvoir me glisser dans la peau d'Eden et découvrir son point de vue, même si elle nous offre une petite vision grâce au prologue !

Reine de beauté

d'Amy K. Green

🅼🅰 🅽🅾🆃🅴 : 💚💚💚💚🖤
🅽🅾🆃🅴 🅻🅸🆅🆁🅰🅳🅳🅸🅲🆃 : 17,7/20

🆂🆈🅽🅾🅿🆂🅸🆂 : Dans la lignée de La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, un premier roman noir d'une grande finesse psychologique ; une réflexion grinçante sur la bonne société puritaine américaine, qui, sous la perfection de ses apparences, cache une obsession névrotique pour l'innocence de la jeunesse.

La communauté de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : le corps de Jenny Kennedy, reine de beauté de treize ans, vient d'être retrouvé à l'orée des bois, dans une chemise de nuit rose, un bouquet de fleurs à la main.
Le coupable ? Tous désignent un garçon simplet, fervent amateur de concours de miss.

Seule Virginia, la demi-sœur de la victime, récuse cet avis. Si elle détestait sa cadette presque autant qu'elle déteste la famille parfaite recomposée par son père, elle n'en connaissait pas moins les secrets troubles de la belle adolescente. Des secrets qui les unissaient malgré elles...

Pourquoi remuer le passé quand tout le monde semble s'accorder sur un coupable ? Pourquoi prendre le risque de souffrir, encore ?

Mais Virginia veut savoir. À tout prix. Quitte à révéler le vice sous la blancheur des façades à bardeaux blancs de ce village paisible. Quitte à pénétrer sur le terrain de chasse du plus terrible des prédateurs...

🅼🅾🅽 🅰🆅🅸🆂 :
Je commence en remerciant les éditions Belfond pour leur confiance quant à la lecture et la chronique de ce thriller palpitant.

Reine de beauté est un thriller qui ne laisse pas indifférent. J’ai beaucoup apprécié ma lecture, par différents aspects.
Tout d’abord, je trouve très intéressant de découvrir cette histoire sous deux angles différents. En effet, on suit deux points de vue : d’abord celui de Jenny, la jeune adolescente qui sera retrouvée morte. On découvre, quelques semaines avant sa mort, les événements qui l’ont malheureusement conduite à cette fin tragique. Mais également le point de vue de sa demi-soeur, Virginia, cette fois à partir de la mort de Jenny et sur les semaines qui suivront. Finalement, on se retrouve à suivre parallèlement Jenny, et ses erreurs de jugement, et Virginia, dans sa quête du vrai coupable. Je salue ce choix narratif absolument fascinant pour le lecteur.

Côté histoire, il y a de quoi se mettre sous la dent. Les rebondissements ne manquent pas et généralement, on ne les voit vraiment pas venir. Un bon point. J’ai également beaucoup apprécié les différents liens qui se forment entre le passé et le présent et comment l’un peut influencer l’autre, même des années plus tard.

Au niveau des personnages, ils sont nombreux, et apportent tous leur pierre à l’édifice. C’est finalement par là que le soufflé retombe de mon côté, et notamment avec Jenny. Evidemment, Jenny a 13 ans et enchaine les erreurs de son âge, sa vie est à des années lumières de ce que j’ai moi-même vécu à 13 ans. Même si c’est elle la victime, et même en connaissant sa fin tragique, je ne me suis pas du tout attachée à elle. Trop jeune, trop immature, je l’ai regardée évoluer de loin mais il m’a manqué quelque chose pour ressentir une vraie compassion pour elle. Par contre, j’ai eu beaucoup plus d’attaches avec Virginia, qui se débat avec ses démons passés et présents. C’est un personnage très riche et intelligent que j’ai su apprécier.

Pour un premier thriller, l’autrice s’en sort très bien. Ce genre avec ses codes compliqués à maitriser ne semble pas impressionner Amy Green, et c’est à souligner. Son histoire maintient un rythme agréable tout en explorant de nombreux horizons. Je garde juste une réserve quant au choix du titre qui ne reflète pas grand chose finalement.

Comment écrire une romance

de F. Dennisson

𝕄𝕒 𝕟𝕠𝕥𝕖 : ❤️❤️❤️❤️❤️
ℕ𝕠𝕥𝕖 𝕃𝕚𝕧𝕣𝕒𝕕𝕕𝕚𝕔𝕥 : -

𝕊𝕪𝕟𝕠𝕡𝕤𝕚𝕤 : La romance, vous connaissez ? Un genre aux milliers de lectrices quotidiennes, qui adorent lire de nouvelles histoires où l'amour gagne à chaque fois. Un genre qui prend la plupart des places dans les classements des meilleures ventes. Un genre qui a ses codes, ses méthodes sa structure.

Pour apprendre à écrire spécifiquement ce type de romans, F. Dennisson vous explique de A à Z dans ce livre agrémenté de nombreux exemples la structure, les spécificités des personnages etc etc.

ℂ𝕙𝕣𝕠𝕟𝕚𝕢𝕦𝕖 :
Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur d’avoir accepté que je découvre et chronique son guide. En effet, quand je l’ai vu sur Simplement.pro, moi qui ai une idée de romance qui me trotte en tête depuis des années, je me suis dit que ce livre était fait pour moi.

Je suis ravie d’avoir lu ce guide sur un genre que j’affectionne tout particulièrement : la romance. Je sais qu’un jour, je tenterais d’écrire une romance, ça me taraude trop pour que jeune me lance pas un jour. Mais en attendant, je me pose des tonnes de questions sur la manière de se lancer dans l’écriture d’un livre. Quels sont les trucs à connaitre ? Par où commencer ? Ce ne sont que deux exemples d’interrogation, j’en ai toute une ribambelle qui suit !

Hey bien ce guide m’a vraiment aidée. Non je ne me suis pas encore lancée, MAIS, j’ai trouvé plein de réponses, ou plutôt, plein de bons conseils qui me permettent d’éclaircir l’horizon de ce projet. Difficile de vous en dire plus, mais je sais que je vais garder précieusement ce livre, pour m’y replonger quand tout cela deviendra plus concret !

Je veux un homme qui...

de Tamara Balliana

𝙼𝚊 𝚗𝚘𝚝𝚎 : 💜💜💜💜💜
𝙽𝚘𝚝𝚎 𝙻𝚒𝚟𝚛𝚊𝚍𝚍𝚒𝚌𝚝 : 16,8/20

𝚂𝚢𝚗𝚘𝚙𝚜𝚒𝚜 : Oriane aime Jules, Jules veut l’aider à trouver l’amour.
Oriane, jeune policière sportive et célibataire, ne rencontre que des hommes qui ne l’intéressent pas, ou qui ne sont pas disponibles à l’instar de Jules, le patron du Café de la Place de Cadenel, qu’elle aime secrètement depuis l’adolescence.
De son côté, Jules est plutôt préoccupé par la préparation de sa soirée, qui s’annonce mémorable. Pari réussi… mais pas tout à fait comme il l’imaginait ! Voir tous ses plans partir en fumée, et se retrouver au poste menotté par Oriane ne faisait certainement pas partie du programme. Mais à cette occasion, lui qui n’a toujours accordé qu’une attention distraite à la jeune femme, s’aperçoit qu’il peut compter sur elle.
Petit à petit, leur amitié se développe, et Jules entreprend d’aider Oriane à trouver l’amour au moyen d’une liste : celle des qualités indispensables à l’homme de sa vie. Mais comment faire comprendre à Jules que le seul homme qu’elle veut, c’est lui ?

𝙼𝚘𝚗 𝚊𝚟𝚒𝚜 :
Je veux un homme qui... fait partie d'une trilogie avec Quand l'amour s'en mail et L'amour est dans le chai, mettant en scène le village de Cadenel et ses jeunes habitants en quête d'amour. Chaque livre peut se lire indépendamment et Je veux un homme qui... nous fait découvrir Oriane et Jules.

Soyons honnête, nous ne lisons pas de romance pour avoir du suspense quant au dénouement de l'histoire, celui ci est évident, mais plutôt pour découvrir le cheminement qui mènera nos deux personnages sur la route de l'amour. À coup de fraîcheur et de papillons dans le ventre, Tamara Balliana confirme sa maîtrise de l'art de faire fondre nos petits cœurs chamallow.

J'ai vraiment adoré cette lecture. Tous les éléments sont là pour faire une belle romance. J'ai particulièrement apprécié de revenir à Cadenel et d'y retrouver, au second plan, des personnages déjà rencontrés autrefois. Dans ce volet, on en apprend, enfin, plus sur le beau et rebelle Jules, propriétaire du restaurant du village. On le découvre surtout à travers les yeux d'Oriane, "secrètement" amoureuse de lui depuis toujours.

L'histoire ne manque pas de rebondissements et on ne s'ennuie jamais. L'autrice vient habilement parsemer quelques nouveaux personnages qui brouillent un peu les pistes et apportent un peu de piquant. Mais ce sont bel et bien Oriane et Jules qui font que l'histoire fonctionne. Ils se découvrent avec une naïveté touchante, l'une pensant leur histoire impossible, l'autre ne l'envisageant même pas.

Alors pourquoi pas un coup de cœur me direz-vous ? Ça aurait pu, vraiment. Quand j'ai découvert que l'histoire se construisait sur un double point de vue Oriane/Jules, j'étais là plus heureuse. Oui, je suis une inconditionnelle des points de vue masculins en romance. Mais malheureusement ici, le point de vue de Jules est très minoritaire par rapport à Oriane et je trouve cela tellement dommage. J'aurais voulu me glisser dans sa tête et son cœur beaucoup plus pour y découvrir la naissance de ses sentiments, ce changement qui s'opère en lui quand Oriane passe d'amie à bien plus. D'où le coup de cœur loupé de très peu.

Ce n'est "que" le deuxième livre de Tamara Balliana que je lis, mais je vous garantis que ça ne sera pas le dernier. Elle a cette fraîcheur et cette spontanéité au bout de la plume, qui rend ses histoires plus vraies que nature. J'en redemande !

Enceinte à tout prix

de June Caravel

𝙼𝚊 𝚗𝚘𝚝𝚎 : 💜💜💜💜🖤
𝙽𝚘𝚝𝚎 𝙻𝚒𝚟𝚛𝚊𝚍𝚍𝚒𝚌𝚝 : -/20

𝚂𝚢𝚗𝚘𝚙𝚜𝚒𝚜 :
Julia, célibataire malgré elle, rêve du grand amour et surtout de faire un enfant. Le jour où Jean, son meilleur ami gay et fantasme de toujours, se met à regretter à haute voix de ne l’avoir jamais fait avec une fille, une folle idée germe dans la tête de Julia : pourquoi ne pas lui faire un enfant ?

𝙼𝚘𝚗 𝚊𝚟𝚒𝚜 :
En premier lieu, je remercie chaleureusement l'autrice pour m'avoir fait confiance pour lire et chroniquer ce livre.

Ce livre est parfait pour l'été : frais, facile à lire et assez divertissant. On y découvre Julia, obsédée par son âge, son horloge biologique et son désir de maternité. Malheureusement, elle se retrouve de nouveau célibataire et doit reprendre au début sa recherche de l'homme idéal qui veut fonder une famille, et de préférence rapidement. Ou alors, elle pourrait faire d'une pierre deux coups en proposant à son meilleur ami gay, Jean, de réaliser son rêve d'être père.

Je lis beaucoup de romances et ce que j'aime souvent dans ce genre, c'est de pouvoir m'identifier aux personnages, avoir l'impression de vivre l'histoire à leur place. Ici, j'ai découvert une autre façon de lire de la romance car l'identification est quelque peu... Difficile ! Disons que Julia voit sa vie basculer suite à une succession d'événements tous plus improbables les uns que les autres. Je dois avouer qu'on sort un peu du cadre du possible. Donc pas de papillons dans le ventre pour ma part mais plutôt la découverte de personnages intéressants et de leurs réactions face à autant d'événements, surprenants et incongrus. Il est selon moi, plus intéressant de voir ce livre sous cet angle sinon on pourrait vite être déçu.

J'ai beaucoup apprécié Julia, qui m'a d'abord un peu fait peur, je craignais un peu la nunuche écervelée qui ne pense qu'avec ses ovaires mais finalement elle se révèle pleine de ressources. Mais mon personnage préféré reste Jean, son meilleur ami gay qui, même s'il est loin d'être tout blanc dans cette histoire, m'a beaucoup touchée. Et mention spéciale aussi à Paul qui mériterait un livre à lui tout seul, sa vie n'ayant pas été de tout repos !

Je me suis laissais emporter par la plume de l'autrice, fraîche et agréable, bien appropriée à ce genre d'histoires, sans prise de tête pour le lecteur !

Vies parallèles T.1 : L'affaire Maria Anastasov

de Brice Armand

Mα ɳσƚҽ : 💙💙💙💙💙
Nσƚҽ Lιʋɾαԃԃιƈƚ : 17,6/20

Sყɳσρʂιʂ :
Installée en tailleur sur son canapé, Alexie Beauchamp expira profondément et ferma les paupières. Elle s’immobilisa durant quelques minutes, se concentra sur sa respiration régulière et fit abstraction de l’environnement qui l’entourait. Puis, pour marquer le début du mécanisme, elle bascula le haut de son bassin d’avant en arrière, récitant mentalement la destination à emprunter, et sentit son âme abandonner son corps petit à petit. Comme si une trappe invisible s’était ouverte sous ses pieds et qu’elle tombait dans le vide. Et quand elle rouvrit les yeux, le décor avait pris une ambiance des années 1900 : elle sut aussitôt que sa projection astrale était réussie.

Mσɳ αʋιʂ :
Je remercie d'abord l'auteur de m'avoir proposé son livre via le site Simplement.pro.

J'ai immédiatement été charmée par le résumé. Une histoire fantastique, mêlée à des enquêtes policières et surtout, mettant en scène un pouvoir particulier : la projection astrale. Pour moi, c'était inédit de découvrir une histoire explorant ce pouvoir, alors j'ai foncé.
Je ressors de cette lecture intriguée et frustrée, de devoir attendre le tome 2 !

Dans ce livre, nous suivons Alexie, une jeune femme vive et pétillante, fière de son don : la projection astrale. Ce que cela signifie ? Elle peut séparer son âme de son corps et la faire voyager dans le passé, pour assister à des scènes d'antan. Grâce à ce don, Alexie a un travail tout trouvé : résoudre des enquêtes criminelles qui pataugent avec les méthodes traditionnelles. Elle vit avec son meilleur ami, Vince, gay déluré aux conseils avisés. Mais une enquête la laisse sans réponse, ses projections l'empêchant d'élucider tous les mystères autour de la mort d'une famille dans les années 50...

Le gros point positif de ce livre, c'est son rythme. Pas de temps mort, pas de longueur, ça avance vite et on a toujours quelque chose à se mettre sous la dent.
Comme je l'espérais, le don de projection astrale est très bien exploité, et combiné aux enquêtes policières, c'est vraiment une idée ingénieuse. De plus, vous vous en doutez sûrement mais ça ne sera pas le seul don évoqué, et ça rajoute encore un peu plus de piquant à l'histoire.
L'enquête sur la mort de la famille est le fil rouge de l'histoire, mais d'autres enquêtes rapides viennent s'intercaler, entretenant le rythme de l'histoire. Vraiment, chapeau !
Le mystère et le suspens sont très bien entretenus, ne laissant pas vraiment la possibilité de connaître le dénouement de ce premier tome. Par contre soyez prévenu, le cliffhanger final est brutal et.... Frustrant !
Côté personnages, j'ai beaucoup aimé Alexie et Vince bien que je sois un peu déçue de leur relation, j'ai l'impression qu'ils se bouffent constamment le nez, à s'engueuler pour des broutilles, c'est parfois fatigant, mais pas vraiment gênant. Un autre personnage fait rapidement son entrée en la personne de Benjamin, qui ne laissera pas Alexie (ni Vince), indifférente.

Je me répète, certes, mais ce fut un réel plaisir de plonger dans cet univers. Je suis ravie d'avoir découvert la vision de l'auteur sur ce don particulier de projection astrale. Jusque là, à part Prue dans Charmed, je n'ai jamais croisé ce don dans une autre série ou lecture. J'ai très très hâte de découvrir la suite, en 2021 normalement, pour comprendre où veut nous emmener Brice Armand.

Réseau(x) T1

de Vincent Villeminot

ᴍᴀ ɴᴏᴛᴇ ﹕Coup de 🖤

ɴᴏᴛᴇ ʟɪᴠʀᴀᴅᴅɪᴄᴛ ﹕ 13,7/20

Sʏɴᴏᴘsɪs﹕
Sur les réseaux tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l'enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants...

ᴍᴏɴ ᴀᴠɪs ﹕
Quoi de plus normal pour les jeunes d'aujourd'hui, et de demain, de faire d'internet et ses réseaux sociaux, un partenaire de vie à part entière, où l'on partage tout, même ses secrets les plus sombres. Sixie, 15 ans, est une adepte de ces réseaux, dont un en particulier, qui lui permet de consigner et partager ses rêves les plus sombres et étranges. Comment aurait-elle pu imaginer que ses contributions allaient devenir le centre d'intérêt de nombreux esprits détraqués ?
Friande de thriller et de lecture jeunesse, je découvre depuis peu avec grand plaisir les thrillers jeunesse. Réseau(x) fait partie de ce genre littéraire et je dois reconnaitre qu'il m'a autant scotchée que tous les thrillers « adulte » que j'ai pu lire jusque maintenant. Réseau(x) est de ces livres dérangeant qui vous racontent ce que l'avenir pourrait devenir, un avenir loin d'être rose mais qui offre une lecture forte et captivante. J'attends la suite avec grande impatience !
Au premier abord, cette histoire m'a laissée assez désemparée. En effet, nous faisons connaissance avec un nouveau réseau social qui a supplanté Facebook depuis quelques années : le DKB (DreamKatcherBook). Sa particularité ? Une partie diurne, publique, et surtout une partie nocturne (appelée MyDarkPlaces) sur laquelle, de manière privée, les utilisateurs partagent leurs rêves et cauchemars les plus sombres. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre le fonctionnement de ce réseau, pour saisir le vocabulaire particulier qui lui est associé. Avec le temps, et les pages qui défilent, j'ai fini par intégrer toutes les informations et également le rôle quasi central qu'il jouera dans cette histoire, mais cela demande un peu de patience…
Autre particularité, l'histoire débute en amont de « l'action », et chaque chapitre correspond à une nuit (numérotée de 0 à 104). J'ai mis beaucoup de pages à comprendre la signification de cette découpe de chapitre plutôt originale et mystérieuse. D'ailleurs, tant qu'à parler de date et de situation de ce livre dans le temps, j'ai remarqué une chose assez troublante. Des indices montrent que ce récit se déroule dans le futur, en évoquant notamment certains détails comme le film Social Network, par contre, aucune date précise n'est donnée. Mystère… Selon moi il doit probablement se passer dans les années 2020.
La structure globale de ce livre est complexe et assez hors du commun. En plus des classiques parties de récit et de dialogue, Vincent Villeminot nous offre des extraits du DKB, des tchats privés, des échanges d'emails, et des descriptions de vidéos. Ce mélange s'est révélé très agréable à découvrir et apporte beaucoup de rythme à l'ensemble. J'ai aussi eu l'impression de découvrir l'histoire sous tous les angles possibles et imaginables.
La grande force de Réseau(x) réside dans ses personnages. Mais ils sont tellement nombreux ! Et ils apparaissent tous dans les cent premières pages quasiment. Encore une fois, cet aspect m'a un peu déroutée au départ car on alterne les points de vue sans arrêt. Intégrer le prénom de chacun, la situation qui lui correspond, cela demande un peu de temps. Et là, horreur ! Quel est donc le lien entre toutes ces personnes, aux vies si différentes et qui ne vivent même pas tous dans le même pays ?? A priori, aucun ! Diantre ! Mais la magie finit par opérer et au fil de la lecture, les liens apparaissent lentement. le réseau se constitue. Finalement, le titre du livre peut être compris de bien des manières… Là où c'est encore plus palpitant, c'est que toutes les révélations sur les personnages sont amenées tout à fait naturellement et ont finalement l'effet d'une bombe ! Vous ne le sentez pas venir , vous lisez tranquillement et d'un coup, votre cerveau intègre l'information, et la votre réaction ressemble à « Noooooon, c'est pas possiiiiiible ?!?! ». Et si, c'est possible !
Parlons un peu plus de l'histoire, sans pour autant trop vous en dire, ce serait tellement dommage de vous priver ne serait-ce que d'une once du suspense qui englobe ce livre…
Réseau(x) ne parle pas que des rêves et cauchemars de millions de jeunes. le personnage central, Sixie découvre que les rêves qu'elle publie sur son profil, sont utilisés pour réaliser des films. Simples vidéos ou snuff movies ? En même temps, une révolte étudiante dure depuis des mois, et lutte contre l'augmentation des frais d'inscription, sur fond de crise économique, et, de fil en aiguille, cette révolution sera bientôt mêlée à un attentat orchestré à Paris, dont le « scénario » avait été posté peu avant par Jérémy, utilisateur de DKB également. Suite de coïncidences ? Et enfin, un personnage étrange et malsain, César Diaz, plus connu sous le pseudo Nada#1, augmente jour après jour son nombre de suiveurs dans les parties taille nature qu'il organise, vraies reconstitutions de scènes de jeux vidéos « militaires ». Une nouvelle forme de terrorisme ou un simple jeu de mauvais goût ? Bien évidemment, tous ces événements vont faire appel à la police, et une vraie enquête/traque sera menée aux quatre coins de l'Europe.
Vous voyez, une fois que les liens entre les personnages et les événements commencent à se tracer, impossible de s'ennuyer et surtout, impossible de lâcher ce livre haletant. Car oui, ce livre est à lui seule une petite bombe à l'ambiance angoissante et détonnante. Vous vous posez sans cesse de nouvelles questions, quand la situation semble s'arranger pour un personnage, c'est un autre qui plonge dans le chaos. On ne vous laisse aucune minute de répit. Vous êtes prévenu !
Deux personnages sont, pour ma part, sortis du lot et m'ont plus particulièrement plu. Il s'agit de Theo, un adolescent, ami de Sixie, qui semble plutôt très attaché à la jeune fille. Ce personnage, au premier abord assez quelconque, va prendre une importance considérable au fil de l'histoire et son évolution est plus qu'intéressante. Il est à la fois courageux, loyal et plein de belles valeurs, mais parfois certains liens vont l'obliger à sortir du droit chemin, mais toujours en ayant une bonne raison le justifiant. Je me suis vraiment très attachée à lui. Quant au second personnage, ce n'est autre qu'Alice, la commissaire-stagiaire, qui doit, entre autre, surveiller les agissements de César Diaz et ses parties de jeux grandeur nature. Intelligente et futée, c'est une enquêtrice hors pair qui arrive toujours à garder la tête sur les épaules, malgré tous les coups durs qu'elle vivra.
Par contre, je n'ai pas du tout adhéré au personnage de César Diaz, qui finalement, me mettait particulièrement mal à l'aise. Totalement schizophrène, il est déconnecté de la réalité et ne se laisse guider que par son coeur depuis trop longtemps, laissant sa raison s'effriter totalement. C'est un personnage beaucoup trop riche et intelligent qui perd petit à petit toute notion de limite.
Quel travail de la part de l'auteur pour créer cette histoire. Je suis toujours très admirative des écrivains qui savent créer un nouvel univers complexe avec ses propres codes et ses propres règles et surtout, qui savent le maitriser. Il y a beaucoup de descriptions, qu'elles soient visuelles ou psychologiques, mais elles sont très utiles et s'intègrent parfaitement au récit. L'auteur nourrit notre imagination tout le long de l'histoire, et nous pousse à nous poser de nombreuses questions, notamment sur la place que joue internet dans nos vies. Les personnages sont tous magnifiquement développés, ont une personnalité bien propre et mise en valeur, travail colossal selon moi !
Le ton mêle sérieux et décalé (le décalé est surtout amené par César d'ailleurs), le tout dans une écriture simple et accessible, tout à fait adaptée au public jeune visé, mais également au public adulte.
Je recommande ce livre à tout amateur de thriller, de jeux vidéos (oui ça fait toujours plaisir d'avoir affaire à quelques geeks dans un livre !), et plus sérieusement, à toute personne souhaitant plonger dans un thriller hors du commun, où le virtuel joue le rôle du grand méchant. Par contre, le livre est recommandé à partir de 14 ans, je trouve cela un peu jeune, certains scènes sont assez noires et dures, même si aujourd'hui, les jeunes peuvent tout voir et tout entendre (enfin lire).
Par contre, je réitère un conseil, accrochez-vous, le début n'est vraiment pas simple mais c'est uniquement le temps de la mise en place. Plutôt que de présenter tout et tout le monde dès le départ, l'auteur a opté pour l‘immersion directe, c'est à vous de relever les indices et informations importantes pour vous y retrouver, mais ça en vaut vraiment la peine !
En tout cas, une chose est sûre, ce livre remet clairement sur le tapis la question des conséquences de tous ces réseaux sociaux où chacun déballe sa vie en détails, et l'utilisation qu'il peut en être fait !
Méfiez-vous, même derrière votre ordinateur, on vous surveille, et on ne vous veut pas que du bien…

Fleur de Neige

de Lisa See

🅼🅰 🅽🅾🆃🅴 : coup de ❤️
🅽🅾🆃🅴 🅻🅸🆅🆁🅰🅳🅳🅸🅲🆃 : 17/20

🆂🆈🅽🅾🅿🆂🅸🆂 :
Dans la Chine impériale du XIXe siècle, Fleur de Lis et Fleur de Neige naissant au même instant. Cette coïncidence et sa grande beauté permettent à Fleur de Lis, malgré son extraction modeste, de devenir l'âme-sœur, la laotong, de Fleur de Neige, fille de la haute noblesse. La grande amitié qui lie les jeunes femmes se brise quand Fleur de Lis découvre que son amie l'a trahie...
Une histoire d'amitié et de fascination réciproque qui explore avec lyrisme et émotion l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

🅼🅾🅽 🅰🆅🅸🆂 :
Fleur de Lis, âgée de 80 ans, revient sur sa vie dans la Chine du XIXème siécle, imprégnée de traditions, de préjugés. Alors que sa vie ne s'annonçait pas des plus heureuses, ne serait-ce que par le simple fait qu'elle est une fille, en une journée, son destin change radicalement et lui offrirait notamment de connaitre le plus grand amour de sa vie.

Un vrai coup de coeur. Ce n'est que le deuxième livre parlant de la culture asiatique que je lis, le premier étant Geisha, un livre magnifique également, mais qui traite d'un milieu encore très différent.
Une chose est sûre, ces cultures, ces traditions, sont très loin de la vie que nous menons aujourd'hui, et loin de la vie occidentale. Au milieu d'émerveillement et de dégoût, plonger dans la vie de Fleur de Lis fut un vrai plaisir et une mine d'informations sur des parcours si différents des nôtres.
Fleur de Lis a, dès sa naissance, un gros handicap : c'est une fille. En Chine, à cette époque, et depuis bien longtemps, les filles sont considérées comme inutiles, des fardeaux qu'il va falloir nourrir et qui n'aideront pas le foyer à prospérer. Deuxième malheur : elle est née dans une famille de paysans, une famille pauvre, elle ne pourra donc pas être mariée à un garçon de bonne famille et améliorée sa condition. Comment imaginer, de nos jours, qu'une telle chose ait pu exister un jour, sur Terre ? La manière dont les petites filles, puis les jeunes filles, puis les femmes, sont traitées, est révoltante. Aucune liberté, aucun choix ne leur est offert. Elles seront fiancées puis mariées à un homme qu'elle n'auront jamais vu auparavant, elle se devront de faire un maximum d'enfants, surtout des garçons. Elles seront malmenées par leurs belles-mères, parfois même par leurs maris qui pourront les battre, chose visiblement courante. Et surtout, le pire pour moi, le rituel du bandage des pieds, réalisé chez les petites filles, rituel épouvantable et inimaginable, qui était encore d'actualité au milieu du siècle dernier. Tout ces aspects nous sont présentés avec beaucoup de pudeur mais dans la réalité la plus dure qui puisse être. Mais quelque part, il y a une certaine fascination qui émerge, fascination pour ces femmes qui portent leur sort sur leurs épaules et qui affrontent leur destin et leur quotidien d'une manière si forte, si humble. Si héroïque finalement.
Mais au milieu de ces horreurs, j'ai découvert ce que sont les laotong, et c'est avec soulagement que j'ai compris que pour celles qui ont la chance d'avoir une laotong, leur vie pouvait prendre une tournure très différente et prendre quelques couleurs.
Fleur de Lis et Fleur de Neige sont peut-être nées le même jour, leurs caractères sont très différents. Chacune est émouvante, à sa manière. Et là où l'une semblait plus forte que l'autre, la vie, les années, bouleverseront leur destinée, sans jamais ébranler l'attachement que je ressentais pour ces deux femmes. Leurs personnages sont parfaitement explorés et mis en valeur dans ce monde où les femmes ne peuvent briller comme elles le devraient.
Tous les personnages masculins restent flous, ce qui montre parfaitement le ravin qui sépare les hommes et les femmes, qui ne se mélangent que rarement. En tant que lecteur, nous sommes dans les confidences des femmes, et les hommes restent des entités assez effrayantes et inconnues, ce qui se ressent très bien dans la manière dont ils sont présentés.
L'auteure a su, je pense, très bien retranscrire le contexte et la situation de l'époque, du moins j'espère que ce n'était pas pire, le tout étant déjà suffisamment révoltant. Mais ce que j'ai beaucoup apprécié c'est la pudeur avec laquelle cette histoire est racontée. Et c'est cette pudeur qui force l'admiration envers ces femmes, qui ont subit des choses affreuses, mais qui restaient droites, dignes et admirables. Tout est parfaite…

Ma douleur, mon regret

d'Amelia Varin

мα ɴoтe : 💛💛💛💛🖤

ѕyɴopѕιѕ :
Histoire, ou témoignage ? Fiction ou réalité ?
Le harcèlement scolaire touche environ un enfant sur dix. Peut-être que vous êtes ou avez été cet enfant qui souffre de brimades, d'insultes et même de coups ?
J'ai été cet enfant sur dix. J'ai été victime de harcèlement scolaire. Et à travers ce recueil, je vous livre mon histoire. La mienne et celles de bien d'autres.
Avec un espoir. Aussi mince soit-il.
Faire réagir ? Dénoncer ? Non, Crier qu'il est temps de regarder la réalité en face : Non, le harcèlement n'est pas une fiction.

Parce que ça n'arrive pas qu'aux autres...

мoɴ αvιѕ :
Je remercie l’autrice de m’avoir proposé ce recueil via Simplement.Pro. Je suis sensible au sujet du harcèlement scolaire, l’ayant moi-même expérimenté, dans une moindre mesure. C’est un sujet dont on commence à entendre parler mais encore trop peu aux vues des ravages que cela fait chaque jour. Alors je me suis lancée.

C’est une lecture coup de poing qui a le mérite d’aborder le harcèlement selon le point de vue des harcelés mais également des harceleurs. Ce que j’ai beaucoup apprécié d’ailleurs, car cela permet de voir le décalage entre les deux. En effet, les harceleurs ont rarement conscience de la gravité de leurs actes, dans leur tête ce n’est rien.
Même si les nouvelles sont courtes, on arrive bien à prendre conscience des situations et des conséquences qu’elles entrainent. Les issues sont variées mais jamais édulcorées, ce qui en fait un livre idéal pour sensibiliser les jeunes mais aussi, et surtout, les parents, selon moi.

Je recommande de lire ce livre, notamment si vous êtes parents et que vous n’avez jamais eu à vivre ou côtoyer le harcèlement. Je me souviens de ma mère qui minimisait toujours mes contrariétés comme étant des « querelles d’ado ». Mais il n’y a pas plus méchant que des enfants ou des ados entre eux.

Aliette Renoir T1 : La secte d'Abaddon

de Cécilia Correia

𝑀𝒶 𝓃𝑜𝓉𝑒 : coup de ❤️
𝒩𝑜𝓉𝑒 𝐿𝒾𝓋𝓇𝒶𝒹𝒹𝒾𝒸𝓉 : 15,9/20

𝒮𝓎𝓃𝑜𝓅𝓈𝒾𝓈 :
En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

𝑀𝑜𝓃 𝒶𝓋𝒾𝓈 :
Les Renoir sont une famille bien connue en France. Non pas pour un quelconque rôle dans cette seconde guerre mondiale, mais pour une toute autre bataille. Les Renoir sont des chasseurs. Des chasseurs de vampires (et éventuellement de toute autre créature non humaine…). Aliette est une Renoir, mais plutôt trouillarde. Et c'est en voulant détruire un vampire qu'elle en deviendra finalement un. Alors que ses débuts en tant que créature aux longues dents seront plutôt chaotiques, elle va vite trouver un avantage à faire partie de cette famille qu'elle déteste plus que tout : rencontrer Abaddon, le roi des vampires, le responsable de la mort de sa mère. Et en bonus, elle pourra profiter des "compétences" de son beau créateur, Lawrence dit "l'Amerloque".
Assez de suspense…Ce livre est une merveille ! Que dis-je ? Une bombe, une pépite, un immense coup de coeur pour moi ! Il y a bien bien longtemps que je n'ai pas autant ri avec un livre, qui à la base n'est pas présenté pour ça. Foncez sur ce livre, si vous ne l'adorez pas, alors… alors je sais pas mais c'est inimaginable de ne pas aimer !
Je vous préviens immédiatement, ce livre ne comporte aucune trace de point négatif. Rien, nada ! J'ai tout aimé, de A à Z. La preuve !
Déjà, rien que la période choisie pour cette histoire relève du génie (si si). La seconde guerre mondiale. Une période peu reluisante mais passionnante. En plus, ça nous donnera l'occasion de botter les fesses à quelques nazis, ça fait jamais de mal ! Toc !
Nous entrons dans une nouvelle organisation vampiresque (oui ça se dit, na !) avec un roi/maitre/grand manitou, fils direct de Satan (brrrrr) et dénommé Abaddon. Et puis tout plein de frères et soeurs qui se tirent dans les papattes. Une grande fratrie normale donc ! Cette hiérarchie complexe reste plausible et bien introduite.
Ajoutez un soupçon de charme, de drague et de… sexe. Oui avouons, ce sont tous des petits canaillous quand même !
Et pour finir, ajoutez une grosse dose…
Enfin prenez plutôt une bassine… ou un tonneau d'humour. Car oui, Cecilia Correia, sur son compte Twitter se présente elle-même comme auteur déjanté, et je dis OUI !!! J'ai rigolé du début à la fin. Mais pas le léger sourire en coin, non non, le vrai rire sonore, et qui dure jusque 3 pages après ! (j'ai lu une grande partie du livre dans le train, c'était quelque peu gênant ^^). Impossible de ne pas rire des jeux de mots, des sous-entendus, et des situations cocasses qui se déroulent devant nos yeux. Ou alors vous êtes des frustrés de la vie mes ptites gens !
Enfin, l'histoire est originale et apporte son bon lot de suspense. C'est recherché, l'auteur transforme ses deux personnages principaux en petits détectives et nous faisons de même. Et elle nous promène un peu quand même Cécilia Correia, elle nous mène dans des culs de sac et nous trompe sans remords. Et c'est vraiment plaisant ! On se prend très vite au jeu des énigmes.
Bon si vous voulez en savoir plus de l'histoire, Aliette a perdu sa maman étant petite, et le responsable de la mort de cette dernière serait Abaddon lui même. Aliette finira par découvrir qu'elle détient un "secret", dont elle ne se souvient pas pour le moment, mais qui est la clé de ses réponses et également de la série de meurtres qui décime les rangs des vampires de la capitale. Mais je ne vous en dis pas plus, je ne peux me permettre de gâcher ne serait-ce qu'une once de votre plaisir !
Les personnages… Comment ne pas vous parler d'Aliette ? A elle seule, elle fait tout le livre, ou presque. Têtue comme une bourrique, déterminée, maladroite, clown, naïve, trouillarde (madame a peur de tout ce qui bouge et qui n'est pas humain… et encore, je suis gentille !). C'est Madame JeTrouveDesSurnomsALaConAToutLeMonde ^^. C'est LE personnage emblématique par excellence. Dans 30 ans je me souviendrai encore d'elle. Quant à Lawrence, son créateur, son accolyte, muy caliente, mamamia ! Bah voilà, c'est le beau vampire qui vous fait baver d'envie (il est tellement beau, prévenant et protecteur, alala…). Et plein d'autres personnages très intéressants mais que vous découvrirez vous-même… Ceci est un ordre !
Je suis fan de la plume de Cecilia Correia. C'est vif, mordant (ah ah), c'est drôle, passionnant. Elle a tout compris, la recette pour captiver le lecteur, elle la maitrise parfaitement. Je ne me suis jamais ennuyée. Pas de description à rallonge, pas de blabla pour rien. Non, ce qu'il faut là où il faut. En plus, elle se lance dans une histoire façon enquête policière qui marche du tonnerre. Et pour finir, notons un remarquable travail sur ses personnages. J'ai tellement hâte de lire la suite..!
Je recommande ce livre à TOUS ! TOUT LE MONDE. Oui toi, toi aussi, toi là-bas derrière, toi… Ah non pas toi, tu es peut-être un peu jeune. Disons à partir de 18 ans quand même, y'a quelques scènes… Enfin voilà… ^^

Pour un tweet avec toi

de Teresa Medeiros

ოձ ռօէε : 💛💛💛💛💛
ռօէε lﻨνгձժժﻨƈէ : 15,2/20

รყռօթรﻨร :
Auteure d'un presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre l'angoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par l'un de ses followers, "MarkBaynard" - un professeur d'université en congé sabbatique et twitteur hilarant -, Abigail retrouve l'inspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?

ოօռ ձνﻨร :
J’ai déjà lu ce livre il y a 7 ans, peu après sa sortie. Ce fut un coup de coeur énorme. J’avais envie de le relire, ayant quasiment complètement oublié l’histoire. Le coup de coeur ne sera pas réitéré mais pour autant, j’ai adoré passer ce moment avec Abby et Mark.

Leurs échanges de tweets sont un régal. Bourrés de références de films ou de séries, j’étais heureuse quand je reconnaissais rapidement les références qu’ils faisaient.
Ce qui m’a fait passer à côté d’un second coup de coeur est la première partie, un tout petit peu trop longue. On s’attend à ce qu’il y ait un gros revirement dans la relation twittesque entre Abby et Mark et elle tard un peu à venir. C’est un peu risqué car elle survient un peu après la moitié du livre et je pense que des personnes ont dû stopper leur lecture juste avant le chamboulement. Mais une fois qu’on connait enfin la vérité, c’est une tornade de sentiments qui s’abattent sur nous, pauvre lecteur.

J'aime beaucoup la naïveté d'Abby, qui reste méfiante envers cette rencontre virtuelle mais qui garde cet espoir de la première fois. Elle se laisse porter par cet inconnu qui pourrait être n'importe qui parce qu'il lui fait du bien.

C’est une belle romance, tendre et pleine d’espoir que je continuerai de recommander chaudement.

Moi, mon chat, mes kilos en trop (et les exploits sexuels de mon voisin)

de Louisa Méonis

𝙼𝚊 𝚗𝚘𝚝𝚎 : coup de ❤️

𝙽𝚘𝚝𝚎 𝙻𝚒𝚟𝚛𝚊𝚍𝚍𝚒𝚌𝚝 : 16,8/20

𝚂𝚢𝚗𝚘𝚙𝚜𝚒𝚜 :
Appartement de rêve à prix imbattable avec terrasse... et voisin se prenant pour un acteur porno. Intéressée ?

Alors là, non ! Son paillasson n’est pas un décor pour films érotiques. Dire qu’Inès a cru les anciens propriétaires quand ils lui ont dit que le voisin était un pédiatre veuf et « très calme » ! Ils ont manifestement oublié de préciser que monsieur avait une fâcheuse tendance à faire hurler de plaisir ses conquêtes… sur le palier et contre le mur de sa cuisine. Elle n’a pas emménagé ici avec son chat et ses enfants pour subir les nuisances sonores d’un obsédé sexuel. D’ailleurs, elle va lui dire ses quatre vérités… Mais, quand Inès le voit, elle comprend pourquoi il a autant de succès : son voisin est canon, vraiment canon. Résultat, c’est elle qui est obsédée maintenant.

𝙼𝚘𝚗 𝚊𝚟𝚒𝚜 :
Un livre trèèèèèèèès court mais avec lequel je me suis ré-ga-lée. Un peu comme avec les nouvelles, je redoute toujours ces livres très courts avec lesquels on a à peinée temps de s’attacher aux personnages. Pourtant ici, que nenni, j’ai tout aimé de cette lecture.

Franchement, avec un titre pareil, ça laisse perplexe. À quoi faut-il donc s’attendre ? Hey bien sachez qu’en seulement 75 pages, ce livre a réussi à me faire rire, sourire et pleurer. Oui Madame (ou Monsieur) ! J’ai tout aimé, l’histoire, bien ficelée, entre Grégoire, complètement perdu depuis la mort de sa femme, et Inès qui mène sa vie solo d’une main de maître avec ses deux enfants et son ex-mari tête à claques. Ces deux personnages sont vraiment touchant. On entre vite dans le vif du sujet et l’histoire a quand même le temps de se construire. Zéro niaiserie mais beaucoup de pudeur, malgré ce que le titre peut laisser présager.

Je découvre la plume de Louisa Méonis et clairement, j’ai envie d’aller mettre mon nez dans d’autres de ses livres. Elle a fait le choix, malgré ce format très court, de faire une alternance de point de vue masculin/féminin, banco pour moi qui adore ça.

Bref, un petit moment de bonheur.

Le masque du silence

de Charlène Gros-piron

M͜͡a͜͡ n͜͡o͜͡t͜͡e͜͡ :͜͡ 💙💙💙🖤🖤
N͜͡o͜͡t͜͡e͜͡ L͜͡i͜͡v͜͡r͜͡a͜͡d͜͡d͜͡i͜͡c͜͡t͜͡ :͜͡ 16,9/20

S͜͡y͜͡n͜͡o͜͡p͜͡s͜͡i͜͡s͜͡ :͜͡
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
C’est une question que je me suis toujours posée. Issue d’une famille Maudite depuis 200 ans, ne désirant nullement la magie, je l’ai pourtant acceptée et reçue pour accomplir les dernières volontés de ma grand-mère.
Cherchant à échapper à la Malédiction des Esperanza, j’ai caché cet héritage tant que je l’ai pu, sauf que la vérité finit toujours par se révéler et que personne ne peut échapper à sa destinée. Je vais devoir porter ce Masque qui me rendra muette et que seul l’élu de mon cœur pourra me retirer, je ne peux plus reculer et je m’y suis résignée.
Néanmoins, je suis loin d’imaginer qu’en plus de ma cousine qui s’est mis en tête de me tuer pour récupérer la magie qu’elle désirait tant, je vais me retrouver confrontée à d’autres surprises non moins… agréables. Ou tordues, comme vous préférez.
Moi, l’enchanteresse la plus puissante du globe, que l’on attend depuis des siècles, promise au trône de la Société des Enchanteurs ? Ah, la bonne blague. C’est un peu comme… comme si je vous disais qu’un chat peut parler et être garde du corps.
Euh… Mon meilleur ami est un chat doté de parole et qui assure ma sécurité. Zut.
Je m’appelle Hélène Esperanza et j’ai l’impression que ma destinée s’annonce compliquée.

M͜͡o͜͡n͜͡ a͜͡v͜͡i͜͡s͜͡ :͜͡
Je suis si déçue d’être déçue de ma lecture. Parfois vous commencez un livre en espérant vraiment l’aimer, pour diverses raisons. Au-delà d’une magnifique couverture pour cette intégrale, j’aime beaucoup suivre son actrice sur les réseaux, et puis j’ai souvenir d’avoir bien aimé le tome 1 à l’époque de sa sortie.
Alors pourquoi suis-je déçue ? Probablement parce que l’intégrale est trop dense pour être lu en une fois et que ce qui me chiffonnait au départ, n’a fait que prendre de l’ampleur avec le nombre de pages.

Tout d’abord, je tiens à être franche en disant que j’ai lu certains passages en diagonale, sinon je ne serai jamais allée au bout de ma lecture.
Autant exposer directement ce qui m’a embêtée durant ma lecture : le style de l’autrice. Vous allez me dire : aïe, c’est sûr que là, c’est un point qu’il est compliqué de mettre de côté.
En fait, du départ, j’ai bien aimé ce style : beaucoup d’humour, des jeux de mots, des expressions désuètes. Je trouvais ça frais, rythmé et original. Sauf que sur près de 800 pages, l’effet retombe très vite. Ça devient vite répétitif et plutôt lourd. Et comme l’histoire est déjà très riche et dense, ajouté à cela le style qui ne fait pas dans le léger, et on arrive à saturation. Voilà c’est ça, j’ai saturé. C’est, à mon goût, utilisé à outrance. Ça colle parfaitement au personnage d’Hélène, donc qu’il y en ait dans les dialogues c’est chouette. Mais on entre trop dans la tête du personnage qui parle et pense de la même façon. Du coup c’est quasi non stop.

Mais j’avais quand même envie de connaitre l’histoire, donc j’ai pris parti de survoler certains paragraphes pour quand même découvrir ce qu’il arrivait. Car le 3/5 vient de là, l’histoire est très bien ficelée. L’univers est superbe, les événements s’enchainent, on ne s’ennuie pas, vraiment. Il y a un travail considérable pour créer tout cela, et franchement, chapeau à l'autrice !

Je pense vraiment que ce livre peut plaire, il faut juste adhérer au style général. Si ça passe à ce niveau, vous allez vous régaler, c’est sûr et certain !

Tes mots sur mes lèvres

de Katja Millay

Mɑ иღтє : ❤️❤️❤️❤️❤️

Иღтє Ŀɨνʀɑ∂∂ɨςт : 17,7/20

Sγиღρsɨs :
Ancienne pianiste prodige, Nastya Kashnikov désire aujourd’hui deux choses : traverser sa période de lycée sans que personne n’apprenne rien de son passé, et faire payer le garçon qui lui a tout pris – son identité, son âme, sa volonté de vivre.
L’histoire de Josh Bennett n’est un secret pour personne. Chaque être qu’il a un jour aimé lui a été pris, jusqu’à ce qu’à 17 ans, il ne lui reste personne. Désormais, il veut qu’on le laisse seul, et les gens le font car quand votre nom est synonyme de mort, tout le monde est enclin à vous laisser votre espace.
Tous… sauf Nastya, cette mystérieuse nouvelle fille à l’école qui a commencé à venir le voir et ne veut plus s’en aller, s’insinuant dans chaque aspect de sa vie. Mais plus il apprend à la connaître, plus elle devient une énigme. Alors que leur relation s’intensifie et que des questions sans réponses s’accumulent, il commence à se demander s’il apprendra un jour les secrets qu’elle cache… ou même s’il le souhaite réellement.

Mღи ɑνɨs :
Il y a des livres parfois, qui commence doucement, vous laisse perplexe, vous vous dites : bah, encore un coup de coeur général à côté duquel vous allez passer. Et puis petit à petit, la lumière se fait, le feu prend et devient un brasier immense. Un énorme coup de coeur. Tes mots sur mes lèvres a été pour moi ce brasier. Un coup de coeur formidable !
Dans le chaos de sa vie, Nastya a choisi la solution radicale : tenues provocantes, dégaine repoussante. Et le mutisme. Seule dans sa bulle, sa nouvelle ville et son nouveau lycée, elle tente de survivre en tenant tout le monde à l'écart. Mais sa curiosité est mise à mal quand elle croise Josh, un jeune homme esseulé également, à la barrière invisible qui le maintient seul dans son espace, empli de sa passion du bois et de la menuiserie. Ensemble, ils tenteront de se tourner vers le futur, sans tenir compte du passé. Mais quand celui-ci est trop lourd, il revient sans cesse vous hanter.

Je ne sais pas trop par où commencer cette chronique, et pourtant cela fait déjà quelques temps que j'ai lu ce livre. Pour faciliter la chose, je vais commencer par le début.
Comme je le disais, le début m'a laissée perplexe, j'ai trouvé la mise en place un peu longue et le fait de me trouver en tête à tête avec Nastya me donnait un sentiment d'étouffement. Bref, il ne se passait pas grand chose.
Là où j'ai commencé à m'attacher à Nastya et prendre goût à cette histoire c'est lorsque la relation avec Josh se met en place. Nastya change et on commence doucement à faire connaissance avec la vraie jeune fille qui se cache sous ses mini-jupes et son crayon khôl. Leur relation s'intensifie petit à petit et le lien unique qui les unit rapidement est tout simplement passionnant, fort, prenant, envoûtant. En y réfléchissant bien, je ne me souviens pas d'avoir déjà lu un livre avec une relation aussi intense entre deux personnages, enfin du moins, je l'ai ressenti ainsi.
La vraie force de ce livre, c'est la souffrance de ses personnages. On reste très longtemps dans le flou concernant le passé de Nastya, et je me sentais oppressée d'avoir des indices au compte-gouttes alors que je pressentais que quelque chose d'énorme allait m'être révélée. Et finalement, une fois le fin mot découvert, je ne me suis pas sentie soulagée pour autant, au contraire. Mon attachement à Nastya s'est amplifié jusqu'à devenir à son tour oppressant.
Tes mots sur mes lèvres c'est de l'amour, de la passion, de l'amitié, de la détresse, de la douleur, puissance 10000.
Tes mots sur mes lèvres, c'est une histoire dont on ressort….différent.
Je ne sais pas vraiment quoi vous dire concernant les personnages. Evidemment, j'ai adoré Nastya et Josh. Surtout Josh d'ailleurs qui, tout le long du livre, reste plus humain, plus ouvert, pendant que Nastya repousse tout le monde, même nous lecteurs. Mais ils restent deux personnages magnifiquement développés par l'auteur, gorgés de sentiments forts et parfois contradictoires, qui vous emmènent au coeur de leurs vies et leurs aléas.
Mais d'autres personnages se détachent également, le meilleur ami de Josh ainsi que sa maman par exemple, et quelques élèves du lycée qui joueront leur rôle dans l'évolution des deux personnages principaux.

Je suis jalouse. Non vraiment, jalouse de Katja Millay, maman de ce magnifique livre. Il fallait oser et maîtriser cette histoire pour en faire ce qu'elle est devenue, l'une des histoires les plus bouleversantes de ce genre. Et le sujet est tenu d'une main de fer, nous sommes tenu en haleine, otages de chaque chapitre, de chaque mot. Des mots qui ont su me conquérir, du premier au dernier.

Crime à Black Dudley

de Margery Allingham

🅼🅰 🅽🅾🆃🅴 : ❤️❤️🖤🖤🖤
🅽🅾🆃🅴 🅻🅸🆅🆁🅰🅳🅳🅸🅲🆃 :  14/20

🆂🆈🅽🅾🅿🆂🅸🆂 :
Wyatt Petrie, jeune aristocrate, organise un week-end festif dans son château ancestral de Black Dudley. Mais, alors que ses invités décident de rejouer un rite initiatique autour d’une dague dans le manoir plongé dans l’obscurité, l’un des participants est retrouvé mort. Accident ? Assassinat ? Les convives, dont un mystérieux jeune homme répondant au nom d’Albert Campion, tentent de faire la lumière sur cette étrange affaire. Très vite, les invités comprennent qu’ils ne sont pas au bout de leurs peines. Il s’avère en effet beaucoup plus facile de se rendre à Black Dudley que d’en repartir…

🅼🅾🅽 🅰🆅🅸🆂 :
Reçu dans le cadre d'une masse critique de Babelio, j'avais très envie de me plonger dans ce policier rappelant, par son résumé, les livres d'Agatha Christie, qui m'ont toujours beaucoup plu. Malheureusement, le souffle est bien vite retombé malgré une lecture, heureusement, rapide.

Le premier reproche qui me vient en tête, ce sont les personnages. Dans ce huis clos à la Cluedo, il y a trop trop trop de personnages dont beaucoup ne servant à rien. Au final, je me suis perdue entre tous ces noms qui, en plus, sont une fois appelés par le prénom, l'autre fois par le nom de famille. A devenir dingue ! De plus, malgré le huis clos, de nouveaux personnages arrivent à venir se greffer au noyau de base, histoire de bien vous semer en route. Déstabilisant et parfaitement agaçant.

De plus, ce que j'aime dans les policiers, c'est de pouvoir enquêter moi même pendant la lecture histoire de deviner, un peu en avance, le dénouement. Ici, inutile de se creuser la tête, il est parfaitement impossible de découvrir tous les tenants et aboutissants de ce crime. On connaît le fin mot de l'histoire à la toute fin et c'est juste hyper décevant de se rendre compte que " tout ça pour ça".

Bref, une énorme déception pour moi pour cette histoire qui présente peu d'intérêt finalement. Heureusement, il se lit vite, et c'est bien son seul avantage à mon goût...

Quant à l'autrice, je ne la connaissais pas mais vraiment, aucune comparaison, du moins pour ce livre, avec Agatha Christie. Le style est d'époque mais n'est pas gênant, mais le déroulé de l'intrigue est banal et très fouillis.

Bref, selon moi, passez votre chemin !

Losing Hope

de Colleen Hoover

࿙M࿚࿙a࿚ ࿙n࿚࿙o࿚࿙t࿚࿙e࿚ : coup de 💙
࿙N࿚࿙o࿚࿙t࿚࿙e࿚ ࿙L࿚࿙i࿚࿙v࿚࿙r࿚࿙a࿚࿙d࿚࿙d࿚࿙i࿚࿙c࿚࿙t࿚ : 17,8/20

࿙S࿚࿙y࿚࿙n࿚࿙o࿚࿙p࿚࿙s࿚࿙i࿚࿙s࿚ :
Hopeless du point de vue de Holder.
À six ans, Dean Holder a assisté impuissant à l’enlèvement de sa voisine, la petite Hope. Dix ans plus tard, c’est sa soeur jumelle, Less, qu’il a perdue brusquement. Aujourd’hui, après une année difficile, il s’apprête à abandonner ses études.
Mais une rencontre imprévue bouleverse ses plans : au premier regard, Sky le désarme et lui rappelle cruellement Hope. Pour passer plus de temps avec elle et tenter de percer son mystère, Holder décide de réintégrer le lycée…

࿙M࿚࿙o࿚࿙n࿚ ࿙a࿚࿙v࿚࿙i࿚࿙s࿚ :
Je reviens aujourd'hui avec mon avis sur Losing Hope, après vous avoir partagé mon coup de coeur pour le tome 1, Hopeless.
Ce tome 2 n'est ni plus ni moins que la même histoire (avec quelques ajouts malgré tout) mais du point de vue d'Holder. En lisant Hopeless, je rêvais de ce changement de point de vue, et je dois dire que je n'ai absolument pas été déçue, bien au contraire. Je crois même que j'ai préféré ce tome !

L'histoire reste puissante, mais prend une nouvelle dimension grâce au plongeon dans la famille d'Holder. On découvre enfin ce qu'il s'est passé au moment de la mort de sa soeur, ce qui a suivi et sa manière de gérer cette disparition soudaine. Mais surtout, on découvre sa rencontre avec Sky, ses doutes, ses interrogations et ses sentiments, si envahissants.
Me plonger dans la tête d'Holder fut une expérience intense. J'ai ri et j'ai pleuré, mon coeur s'est brisé à chaque drame. Et j'ai adoré sa façon d'aimer Sky.
La relation avec sa soeur m'a particulièrement touchée, notamment sa manière de gérer son deuil. Je ne vous en dis pas plus pour que vous découvriez sa manière de rester proche d'elle.

Avec Losing Hope, je suis un peu plus tombée amoureuse de Sky et Holder. Quels beaux personnages, meurtris, détruits, qui se réfugient dans l'autre pour continuer d'avancer. Les voir construire leur relation, sentir les difficultés arriver et les voir reconstruire à chaque fois, plus solidement, c'est beau. Hopeless c'est juste la beauté d'une histoire forte et fragile à la fois.

Il n'y a rien à dire. Colleen Hoover est la maitresse de tous les coeurs. Ne vous attendez pas à ce qu'elle l'épargne. Si vous lui confiez, elle va l'arracher, le briser et le piétiner, avant de vous le rendre gonfler d'amour et d'espoir. Je lui confierai des centaines de fois sans hésitation, si elle continue de me faire ressentir autant de choses à chaque lecture !

En bref, vous devriez déjà être en train de le lire !

Hopeless

de Colleen Hoover

ᗰᗩ ᑎOTE : coup de ❤️
ᑎOTE ᒪIᐯᖇᗩᗪᗪIᑕT : 17,5/20

ᔕYᑎOᑭᔕIᔕ :
Sky, 17 ans, vit avec sa mère adoptive Karen. Après plusieurs années de scolarisation à domicile, elle débute sa dernière année de lycée dans un nouvel établissement où elle ne connaît quasiment personne. Peu importe, de toute façon, Sky ne ressent aucune émotion pour personne depuis son enfance. Alors quand elle croise Holder, le bad boy du lycée, elle est surprise de l'effet qu'il a sur elle. Sky comprend rapidement qu'Holder n'est pas celui que tout le monde croit et leur relation devient passionnée. Peu à peu, elle découvre grâce à lui la vérité sur son passé. Tous deux étaient amis et voisins dans leur enfance. Mais elle ne s'en souvient pas...

ᗰOᑎ ᗩᐯIᔕ :
Cela ne fait que 3 mois que j'ai découvert Colleen Hoover (alias CoHo) et je vais de coup de coeur en coup de coeur à chacune de mes lectures. Hopeless n'échappe pas à la règle !
Mon dieu, que j'ai aimé ce livre !

Je ne vous refais pas un résumé, celui que fournit la quatrième de couverture est déjà parfait.
Alors, qu'ai-je aimé dans ce premier tome ?
Tout !

On peut diviser Hopeless en 2 parties.
Toute la première partie est consacrée à la rencontre entre Sky et Holder et la manière dont ils vont faire connaissance. A chaque page l'intensité augmente d'un cran et découvrir les sentiments et les interrogations de chacun m'a fait palpiter le coeur à tout va ! Sky et Holder son vraiment touchants ensemble, l'histoire qui se construit peu à peu entre eux est belle et pure.
Et mamamia y'a une scène... La meilleure scène de sexe...sans sexe ! Rien que pour elle j'ai envie de le relire !

Et la deuxième partie bascule dans quelque chose de bien plus sombre et doublement plus intense. La relation de Sky et Holder tombe dans le passé, dans les souvenirs douloureux et dans les révélations dérangeantes qui vont déterminer leur futur. Je ne m'attendais pas à lire une telle histoire. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en lisant ces pages. C'est dur mais ça révèle encore plus toutes les belles choses qui entourent nos personnages.

J'ai déjà beaucoup parlé de Sky et Holder mais... Sky et Holder quoi ! Ils resteront pour moi l'un de ces couples mythiques que la vie réunit et malmène. Mention spéciale pour Holder, bien sûr, encore un bookboyfriend parfait ! Sa part de mystère mais surtout sa prévenance et sa tendresse vis à vis de Sky. Pfiou, non mais les bouffées de chaleur franchement ^^.

Colleen Hoover, que dire ? La maitresse ès romance par excellence !
Elle met une telle intensité dans ses histoires et j'aime qu'elle n'hésite pas à faire souffrir ses personnages. Hey oui, pour moi une belle histoire d'amour doit avoir son lot de drame pour révéler toute son intensité ! Et ça, elle le fait merveilleusement bien !

PS. Tu me manques

de Brigid Kemmerer